Communiqué de presse
Saint-Denis, le 26 mars 2026
Déclaration suite aux évènements de l’école Sainte Marguerite
Des allégations d’agressions sexuelles sur des enfants de l’école Sainte Marguerite à Saint-Benoît ont profondément ébranlé la communauté de l’école et ont eu un écho médiatique important. Face à ces évènements graves, la cheffe d’établissement en concertation avec le président de l’OGEC, les présidentes del’APEL de l’établissement et académique, l’autorité de tutelle et la direction diocésaine de l’Enseignement catholique, a pris des décisions fortes, dont la radiation de trois familles dont les enfants ne sont pas directement concernés par cette affaire.
Nous publions ce communiqué pour rétablir les faits avec exactitude et apporter des éléments de clarification sur les raisons qui ont motivé ce choix.
Face à des faits d’une gravité exceptionnelle, notre priorité absolue a été, dès le premier instant, la protection des enfants et l’accompagnement de toutes les familles concernées. Les procédures légales de signalement ont été respectées et une enquête judiciaire est en cours. Nous tenons à souligner que c’est précisément parce que nous prenons ces faits au sérieux que nous nous astreignons, dans ce cadre, à une réserve stricte sur le fond de l’affaire. Il ne nous appartient pas de nous substituer à la justice.
Nous avons eu le souci constant de maintenir l’équilibre entre le respect de la présomption d’innocence et le principe de précaution en prenant des mesures strictes concernant l’agent soupçonné et l’organisation de son travail au sein de notre établissement. Actuellement, ce dernier n’est plus présent au sein de l’école.
Nous souhaitons cependant apporter un éclairage sur le contexte dans lequel l’équipe éducative a travaillé ces dernières semaines. Des membres de la direction et du personnel ont été victimes de comportements agressifs de la part de certains parents :
menaces, agressions verbales, actes de vandalisme, dégradation, diffusion de fausses informations, atteinte à la sécurité de l’établissement. Ce qui a conduit la cheffe d’établissement et le président de l’OGEC à déposer plainte. Ces comportements sont inacceptables en toutes circonstances, et plus encore dans une période aussi douloureuse pour tous. Face à ces actes répétés, et dans le souci de protéger l’ensemble de la communauté éducative, nous avons pris la décision de radier trois familles de l’établissement.
Nous précisons que leurs enfants ne sont pas concernés par les soupçons d’agressions sexuelles. Cette décision n’a pas été prise à la légère ; elle est le reflet de nos responsabilités envers le personnel comme envers les élèves.
Nous rappelons aussi que dans le cas d’une rupture de confiance significative avec des parents d’élèves, le contrat de scolarisation de l’établissement permet d’avoir recours à la procédure de radiation. Un courrier de notification a été adressé aux parents à cet effet (Statut de l’Enseignement catholique 2013, art 48).
Nous entendons la détresse des parents touchés par ces faits graves. Elle est légitime.
Mais la violence — quelle que soit sa forme — ne peut pas être une réponse, et nous ne pouvons pas laisser un récit partiel s’installer sans rappeler l’ensemble des faits.
Nous remercions le média qui nous a sollicité avec la volonté d’entendre l’ensemble des parties. Et nous comptons sur l’implication de tous pour contribuer à rétablir un climat apaisé et respectueux.
Nous restons disponibles pour tout échange dans le cadre de ce qui est possible au regard de la procédure judiciaire en cours.
M. Philippe BRAULT
Directeur diocésain de l’Enseignement catholique La Réunion-Mayotte